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11Mar 2014

Depuis quelques années maintenant nous avons droit à une réécriture passionnée de l’œuvre Holmes de Sir Arthur Conan Doyle, et certaines œuvres valent réellement le détour télévisuel. Je ne suis pas objectif, j’aime la littérature, les séries télévisées et les insomnies, d’ailleurs mon compteur de série (TVShowTime) m’indique ceci :

temps passé devant les séries tatouage sherlock elementary

Je vais retenir deux adaptations qui se prêtent à l’exercice de réécriture du canon du maître en littérature policière.

La première serait la série britannique de 2010 qui a révélé l’acteur Benedict Cumberbatch (qui comme son nom l’indique est un homme). Une réécriture moderne et espiègle du mythe de Sherlock avec grand renfort de SMS affichés à l’écran, de blog et d’usage d’internet. Watson lui, joué par Martin Freeman, est ici un ancien de l’Afghanistan, blessé de guerre et médecin, en proie à des troubles de stress post-traumatique. Du bonheur à l’anglaise, des accents gallois ou britanniques très prononcés et un merveilleux parfum de fish and chips. Dans cette série, on comprend que l’image d’un Sherlock abusant de substance ne sera jamais montrée, mais toujours supposée. Vous pourrez y retrouver tous les personnages principaux, Irène Adler, magnifique, et surtout un Moriarty  joué par Andrew Scott qui m’a fait oublier tous les autres Moriarty de l’Histoire littéraire.

La seconde est une série américaine de 2012 qui répond au doux nom d’Elementary (élémentaire !) et qui met là encore en avant le personnage principal et son acteur, Jonny Lee Miller.  Sherlock est, dans Elementary, un ancien drogué en sevrage, tatoué et monomaniaque. Le personnage de Watson est joué par Lucy Liu et devait au départ être le personnage principal de cette adaptation très moderne de Sherlock Holmes. Raté ! Jonny Lee Miller crève l’écran et démarre une carrière très attendue outre-Atlantique.

On comprend donc que l’œuvre de Conan Doyle surpasse le temps, les modes et les moyens de diffusion. Sherlock est plus vivant aujourd’hui qu’il n’a peut-être jamais été.

Holmes disait dans Le signe des Quatre : « Je ne me souviens pas d’avoir jamais été fatigué par le travail. En revanche l’oisiveté m’épuise complètement. « 

Et peut-être aussi plus tatoué que jamais donc :

tatouages Sherlock Holmes Elementary  Lee Miller

Pour ceux qui chercheraient un moyen de regarder l’œuvre écrite de Doyle, un petit tour à la Fnac (messieurs les libraires il faut arrêter avec la collection « bouquin », c’est trop cher !) au rayon policier, et vous trouverez 13 aventures pour 7€.

Bonne lecture.

04Mar 2014

Ce n’est pas un article à charge contre le premier ministre actuel, éphémère, et ancien maire de Nantes, c’est un prétexte, un exemple, c’est l’empirisme du smiley qui m’intéresse dans l’usage de ces « émoticônes » de la part du dit Jean-Marc sur Twitter.

C’est n’est plus un épiphénomène lié aux moins de 25 ans sur les réseaux sociaux, une grande partie des adultes utilise ces « smileys » pour exprimer une émotion ou simplement ponctuer un message avec vigueur.

« Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie …» disait Don Diègue sous la plume de l’illustre Pierre Corneille, je peine moi-même (je suis encore un jeune homme, je vous l’assure, on me l’a dit sur le marché, il y a quelques jours) à en comprendre l’usage.

A-t-on perdu les mots et leur usage au point de devoir « vous faire un dessin », un smiley ?

Les mots ne servent-ils pas à exprimer une émotion ? Sommes-nous si pauvres en vocabulaire pour devoir nous exprimer par des images ?

Je comprends doucement la technique moderne, celle où il faut s’exprimer le plus rapidement, celle où l’on nous demande d’apprendre la synthèse à nos élèves alors qu’ils ne maîtrisent pas encore l’orthographe, celle où faire un dessin permet de décrocher un sourire d’un visage ombrageux. Faire sourire, faire pleurer, autant d’émotions qui, autrefois, étaient incarnées par la littérature et qui, aujourd’hui, doivent obligatoirement tenir en moins de 140 caractères.

ayrault tweet noël nonobstant écrivain public nantes smiley

Jean-Marc Ayrault tente d’incarner une fonction autant qu’une époque, maladroitement, depuis Noël dernier. Quelqu’un de sa famille, un jeune, un petit neveu, une petite-fille, lui aura sans doute montré comment installer l’application permettant l’usage de ces petits caractères émotionnels sur son smartphone. Depuis, il l’a utilisé à quelques reprises.

Patriotique, avec le drapeau français flottant pour exprimer sa fierté lors d’un évènement sportif (Handball).

ayrault tweet handball nonobstant écrivain public nantes smiley

Sportif toujours avec une paire de skis adaptée à la fois aux J.O et aux vacances hivernales des français favorisés, toujours associé au drapeau français.

ayrault tweet ski nonobstant écrivain public nantes smiley

Un pouce levé pour une performance musicale des Daft Punk.

ayrault tweet pouce nonobstant écrivain public nantes smiley

Et, le dernier en date à l’écriture de cet article, une voiture, pour récompenser l’élection de la 308 comme voiture de l’année.

ayrault tweet voiture nonobstant écrivain public nantes smiley

Une société de l’image doit-elle perdre totalement l’usage de l’écrit ? Même si « les mots manquent aux émotions », si l’on doit s’en référer à Victor Hugo, je ne suis pas sûr que l’émoticône puisse pallier cela.

14Fév 2014

nonobstant illétrisme

Lire ce document mis en page par Paul Legrix au format pdf.

Marie attend depuis plusieurs heures devant l’agence Pôle Emploi Jean Moulin. Elle se demande pourquoi les rideaux métalliques sont tirés comme dans un magasin de pierres précieuses. Il n’y a absolument rien à voler dans un pôle emploi. Pas même les ordinateurs, trop vieux, ni le mobilier, trop inconfortable. C’est sûrement pour ne pas avoir envie de s’éterniser dans l’agence. Marie ne dit pas  à ses enfants qu’elle va au Pôle Emploi pour chercher du travail. Les enfants de

Marie sont au collège, en sixième pour le premier, l’autre, sa fille, en quatrième ; ils pourraient comprendre, mais elle a son honneur Marie, un honneur d’antan, une fierté où socialement quand on n’a pas de travail c’est qu’on l’a fait exprès, qu’on est une fainéante ou une profiteuse. Une assistée. Elle n’aime pas ce mot Marie quand elle l’entend à la télévision, elle se sent tout de suite visée, quand elle l’entend, elle change de chaîne.

La fille de Marie l’aide souvent, pour les tâches quotidiennes. Marie, passe beaucoup de temps devant à écouter la radio. Elle change rarement de station. Elle écoute le service public, France Info dans la salle de bain et France Inter dans la cuisine. On l’entend jusque dans la salle à manger.

Depuis 3 ans elle a un nouveau compagnon, Tom, il est plus jeune qu’elle de 5 ans, il est gentil avec ses enfants. Tom ne vit pas avec eux, il a son propre appartement, à quelques kilomètres de là. Marie ne veut pas encore qu’il emménage, elle s’est promis qu’elle ne refera plus confiance à un homme de sitôt. Tom attendra.

La porte du Pôle Emploi s’ouvre enfin. Il y a une douzaine de personnes avec Marie. Ils font tous patiemment la queue devant le petit pupitre de l’accueil. Elle est en cinquième position derrière une dame qui porte son panier, elle revient du marché, elle l’a déjà vu à l’agence la semaine dernière ou celle d’avant. Elle s’appelle Soumkamba. Marie parle peu avec les gens de l' »Agence » comme elle dit, le Pôle Emploi n’est pas le meilleur lieu de sociabilisassions qu’il soit. Elle s’y cache, elle y entre et elle en ressort masquée, cachée sous une écharpe l’hiver ou un foulard l’été, toujours avec une paire de lunettes noires, même quand il pleut comme aujourd’hui. Marie n’est pas la seule, sur les douze personnes présentes, aucune ne laisse voir entièrement son visage et devant le pupitre on susurre son nom, discrètement, secrètement. Pourtant, derrière leur pupitre, les conseillers qui travaillent ne se gênent pas pour vous appeler par votre nom complet. Marie aurait préféré avoir un numéro.

Pour nourrir ses enfants, Marie fait des ménages, elle va chez des particuliers pour nettoyer leur douche dégueulasse ou leur canapé souillé. Les miasmes des autres ne gênent pas Marie. Elle se sent utile. Sans ça elle le ferait quand même, il faut nourrir sa famille. Cette semaine, 8h de ménage à 11€ de l’heure, net, soit 88€. Le RSA comble un peu son salaire et lui permet de payer régulièrement le loyer de son logement social. La précarité est devenue la vie quotidienne de Marie. Elle sait qu’elle ne partira pas en vacances, elle sait que ses enfants attendront d’être grands pour faire du ski, elle, elle n’en a jamais fait, même avec Olivier son ex. Il gagnait pourtant honnêtement sa vie, mais avait aussi la passion des pièces détachées automobiles. Il est parti avec une femme plus jeune que Marie. Elle n’aime pas qu’on en parle.

C’est son tour, derrière le pupitre Mme Agathe lui donne le numéro du bureau où elle pourra rencontrer sa conseillère. Elle attend encore cinq minutes. Une personne qu’elle ne connaît pas lui ouvre la porte et lui offre une franche poignée de main, presque amicale. C’était la quatrième conseillère personnalisée de Marie en 6 mois. Elle s’appelle Agnès Bourgeois. À l’énoncé de son nom, Marie ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire. C’est rare de croiser des « bourgeois » au Pôle Emploi.

Le dossier de Marie n’est pas simple, elle ne travaille plus réellement depuis 8 ans, elle passe par des moments de micro intérim avant de revenir à des moments de « rien », des creux, des vides où elle ne vit qu’avec 500€ par mois. Son loyer lui coûte 380€ .Il ne lui reste que 120€ pour nourrir sa famille, habiller ses enfants, payer les factures, remplir le réservoir pour effectuer ses phases d’emploi, entretenir sa voiture pour ses frasques d’emploi… Marie ne s’en sort plus. La précarité est une maîtresse exigeante. Elle étouffe. Elle veut prendre le large, s’enfuir, parfois elle pense même à laisser ses enfants derrière, seuls, puis elle chasse très vite cette idée de sa tête en se giflant doucement le visage, comme pour se réveiller d’un mauvais rêve.

Marie n’était pas conditionnée à vivre ainsi. Sa famille n’était pas riche, ni pauvre d’ailleurs. La mère de Marie tenait une boutique de souvenirs et babioles en tous genres dans le golfe du Morbihan ; son père était fonctionnaire en mairie. Tous les deux ont soutenu leur fille durant ses 6 premières années ; avant qu’elle ne décide de ne plus parler, comme ça, du jour au lendemain. Marie ne dit plus un mot pendant quelques années. Elle ne parlait plus à l’école, ni à la maison. Ses parents l’emmenèrent chez toutes sortes de spécialistes, orthophonistes, psychiatres, psychologues et même chez des charlatans et autres rebouteux. Marie ne parlait toujours pas. Le duo parental fut rudement touché par cette épreuve, chacun se rejetait la faute du mutisme de leur fille, les raisons se faisaient de plus en plus farfelues ; manque d’attention, trop d’attention, surprotection, volonté d’abandon, tristesse lancinante, fatigue perpétuelle. Rupture. Le divorce des parents de Marie fut prononcé le 15 février et Marie ne parlait toujours pas.

La conseillère regarda Marie avec attention, longuement, sans rien dire. Pour une fois cette conseillère semblait chercher l’humain derrière le masque social et les lunettes noires. Elle reprend ses investigations, valide les éléments en sa possession, vérifie si Marie habite toujours à la même adresse, possède toujours le même numéro de téléphone. Elle ne lui demande pas si elle reçoit bien les aides sociales. Si elle arrive à vivre. Les conseillers ne sont pas formés pour cela.  Une énième fois on demande à Marie ce qu’elle souhaite faire. Comme si un adulte demandait à un enfant « et toi, tu veux faire quoi quand tu seras grande ? » ; Marie répond machinalement, tout ce que vous avez en entretien. Agnès Bourgeois lui propose une formation, pour étendre ses recherches, elle tente une argumentation bancale, cela étendrait son périmètre de recherches, mais il faudrait participer, car les formations payées et rémunérées par le Pôle Emploi ne fournissent pas vraiment d’emploi. Marie refuse. Elle refuse toujours les formations.

Un rendez-vous au Pôle Emploi dure 45min, les dix dernières minutes sont consacrées à la recherche d’emploi accompagnée. C’est toujours là que Marie trouve ses heures de ménage. La nouvelle, elle, elle ne doit pas être au courant, elle dépasse allègrement les 42 minutes de rendez-vous à la recherche d’une formation que Marie refusera de toute façon. Arrivé à la 43e minute, Agnès Bourgeois recule sa chaise à roulettes, sans bruit, elle roule sur la moquette verte hors d’usage, elle se lève et dit :

« – Je vous raccompagne Madame ? »

Alors Marie se lève. Lui sert la main et répond :

« -Merci, ça ira, au revoir. »

En quelques secondes Marie se retrouve à pousser la lourde porte de l’institution sociale française et se retrouve sur le trottoir, en face, l’arrêt de tramway brille encore dans la pénombre. Il pleut toujours. Elle court pour s’abriter, elle s’assoit sur le petit banc de l’abri en verre où elle retrouve Soumkamba. Elles sont côte à côte, le regard perdu derrière leurs lunettes noires. Elles font semblant de ne pas se connaître. Pourtant, Soumakamba aussi refuse les formations, Soumakamba aussi attend ses rendez-vous pour trouver des heures de ménage, Soumkamba aussi vit péniblement du RSA. Soumkamba aussi est illettrée.

Un français sur dix souffre d’illettrisme encore cette année. Vous pouvez toujours écrire, comme nous, pour eux, ça ne changera rien, parlons-en.   

13Fév 2014

tous à poil, la maitresse nonobstant

C’est exagéré de dire que J.F Copé prétend au retour des autodafés, j’en conviens. Je me pose néanmoins la question, en tant que simple citoyen, de l’utilité de faire ressurgir un livre vieux de trois ans (Tous à poil ! est sorti le 20 avril 2011). Ce livre très simple, une page contenant une phrase, une autre contenant le dessin, de la littérature jeunesse, 40 pages, édité par les éditions peu connues du Rouergue, ce livre n’avait jusque-là fait parler de lui que pour les quelques prix qui lui avaient été décernés.

Dans une actualité bouillonnante où la théorie du « gender » se mélange avec les soucis extrémistes de droite et les théories de complots judéo-maçonniques de gauche, M. J.F Copé cherche à grappiller quelques minutes de JT pour que nous n’oubliions pas qu’il pense toujours à la présidentielle en se rasant, les poils justement.

Un constat objectif peut être fait aujourd’hui ; le livre Tous à Poil ! se situe dans le top 100 des ventes Amazon depuis plus de 4 jours, devant,  La femme parfaite est une connasse et, en quatrième position, Cinquante nuances de Grey.

Plus qu’un coup de pub involontairement réussi, le livre a doublé ses ventes en trois jours, je ne peux m’empêcher de synthétiser la passion des Français pour une littérature « particulière ».

 Des gens nus cela me semble moins stigmatisant, moins polémique que : « les femmes que les hommes veulent n’existent pas » (sous couvert d’humour potache et de blagues recyclées très inspirées de Florence Foresti)  ou alors d’entrer par la petite porte dans l’idée des fantasmes inassouvis de femmes pudibondes.

 J’ai quand même du mal à comprendre pourquoi le fait de montrer que le corps de mamie est aussi fripé que celui de la maîtresse ou que le sexe du policier peut être aussi poilu que celui du magicien choque.

Pourquoi ce rejet du corps  alors que la passion littéraire des Français selon leur plateforme préférée d’achat de livre prouve que le corps, sexuel, est leur intérêt premier ? Si le corps nous passionne tant dans nos lectures, pourquoi ne pas éduquer nos enfants aux corps, égaux, mais différents, simplement, sans même évoquer une seule seconde la sexualité ? Peut-être préfère-t-on les laisser s’éduquer grâce au porno sur Internet, nos enfants regardent, en moyenne, leur premier porno en ligne dès l’âge de 13, soit trois ans seulement après l’âge conseillé pour la lecture de Tous à Poil ! ?

Pour finir, jamais ce livre n’a été conseillé au travail pédagogique en classe de CM2, ce livre fait simplement partie d’une des très nombreuses bibliographies proposées aux enseignants du primaire. Jamais il n’a été question d’en faire un soutien à l’ABC de l’égalité. Cliquez sur le lien pour vous en rendre compte.

Soit le fossé entre nos politiques et notre société est plus grand que je ne l’imaginais, soit M. J.F Copé cherche vainement à créer une polémique et à « gratter » des électeurs à la veille des municipales sentant le vent tourner vers l’Est. Dans ce cas l’inconscience de cet homme politique sur la philosophie de notre société m’inquiète.

Faut-il jeter au bûcher le livre Tous à Poil ! pour le voir brûler dans les flammes de l’extrémisme ? Au-delà de tous partis, un autre recul face à ses familles à la droite de la droite intégriste ne m’est pas imaginable.

Tous à Poil ! Disponible chez votre libraire pour 15€. Sûrement en commande.

24Jan 2014

jonesboe

Depuis maintenant quelques mois la Bibliothèque Nationale de Norvège numérise les livres de son patrimoine littéraire. La Nasjonalbiblioteket propose donc, pour peu que vous ayez une adresse IP norvégienne, la plupart des livres d’avant 2001, gratuitement.

Le premier but de cette démarche pour les autorités norvégiennes est de préserver, de conserver son patrimoine immatériel tout en le diffusant massivement au profit des générations futures.

En Norvège, 10 700 titres sont publiés tous les ans, et parmi eux plus de 400 fictions. Les auteurs norvégiens bénéficient d’une forte reconnaissance ce qui est une chose rarement égalée en Europe. Aux dernières nouvelles, l’État rachète 1 000 exemplaires de la moitié des romans publiés pour alimenter toutes les bibliothèques de son pays.

Les auteurs ne sont pas perdants et conservent leurs droits sur le téléchargement des œuvres ou leur ventre après impression avant de tomber dans le domaine public (soit 70 ans). La consultation, elle, est bien totalement gratuite.

À l’heure d’HADOPI, de la contrainte et de la réflexion limitée, la BNF (Bibliothèque Nationale de France aussi appelée François Mitterrand) dit officiellement qu’elle numérise 1 million de pages par mois, mais sur un nombre d’œuvres très limité (et parfois en caviardant « noircissant » des passages). La France pense avoir une supériorité sur la pensée littéraire et fera sans aucun doute trainer les choses pour ne pas faire descendre le livre das la rue.

Quel dommage ! Alors que la plupart de nos chefs-d’œuvre littéraires sont déjà disponibles gratuitement sur tablette (allez voir l’application iBook sur votre iPad par exemple). Nous pouvons sans rêver, imaginer lire, pour rien, pour le plaisir, des auteurs fabuleux comme Knut Hamsun (prix Nobel de littérature en 1920) ou Jo Nesbø , en France, d’ici quelques années.

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