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06Sep 2014

Très rapidement la rentrée littéraire 2014 a été éclipsée par l’immonde amas de mots vengeurs de l’ex première dame de France. L’égocentrisme de cette femme bafouée laisse à penser que les Français naïfs devaient se laisser happer par les 200.000 exemplaires à dispositions dans toutes les bonnes gares. Certains libraires ne s’y sont pas laissés tromper et ont, dès les premiers jours, levé leurs boucliers. Je tiens à leur rendre un vibrant hommage, votre métier ne trouve d’intérêt dans la modernité que par les merveilleux conseils que vous nous prodiguerez, par vos doutes, vos coups de cœur et vos passions. Si le quidam moyen veut lire à travers le trou de la serrure de l’Élysée, il peut toujours se fournir dans les espaces culturels, sur Amazon ou à Montparnasse, Hall B.

trierweiler vérité des libraires

Je ne lirai pas ce livre, je ne regarderai plus de la même manière les libraires qui l’auront proposé, ce pavé voyeur aura au moins servi à cela, à faire le tri… Je suis déçu, chez moi, à Nantes, les libraires s’amusent d’être en rupture de stock en moins de 48h et s’en targuent dans le Presse Océan (journal local)… Judas.

trierweiler libraires 2

« La vérité est fille du temps » Aulu-Gelle

 

11Juil 2014

« A Berlin, en 2011.

Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n’est pas content : quoi, plus personne ne fait le salut nazi ? L’Allemagne ne rayonne plus sur l’Europe ? Tous ces Turcs qui ont pignon sur rue sont venus de leur plein gré ? Et, surtout, c’est une FEMME qui dirige le pays ?
Il est temps d’agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour ça, il lui faut une tribune. Ca tombe bien, une équipe de télé, par l’odeur du bon filon alléchée, est toute prête à la lui fournir.
La machine médiatique s’emballe et bientôt, le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise…
Hitler est ravi qui n’en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste pour lui à porter l’estocade qui lui permettra d’accomplir enfin ce qu’il n’avait pu achever…

De mère allemande et de père juif-hongrois réfugié en Allemagne en 1956, Timur Vermes est né à Nuremberg en 1967. Après des études d’Histoire et de sciences politiques, il devient journaliste et contribue à de nombreux journaux et magazines. Succès colossal en Allemagne, vendu dans 35 pays, Il est de retour est son premier roman, bientôt adapté au cinéma. »

Le roman de Timur Vermes semble, comme ça, de loin, provocateur, d’ailleurs toute la presse le dit c’est sûrement pour cela que c’est faux. À mes yeux de simple lecteur, ce roman est légèrement dérangeant pour de nombreuses raisons, en particulier l’idée de réveiller de vieilles momies d’un passé allemand peu glorieux. On retrouve l’image d’un Hitler caricatural, fantasmé comme une figure d’un nouveau comique Allemand qui se voudrait corrosif. Jamais dans ce livre je n’ai pu m’imaginer un seul instant en présence d’un fait vraisemblable, ce qui était, il me semble, le but du petit Timur dans son entreprise littéraire. J’ai parfois souri sans jamais rire, non pas que l’humour sur les nazis ne me fasse pas rire, mais tout simplement parce que ce n’était pas drôle. Ce n’était donc pas drôle, ni vraisemblable alors que diable les Allemands et autres européens ont-ils trouvé dans cette œuvre pour en faire l’un des bestsellers de l’année ?

Peut-être le fait d’imaginer un monde des médias idiot, qui se laisserait, par bourgeoisie intellectuelle, envahir par l’extrémisme, ou peut-être aussi par amusement de se voir dépeindre une société sans valeur où l’extrémisme passé fait rire et voile l’extrémisme actuel qui grimpe, doucement, pernicieusement, en occident.

Pas la peine de le préciser davantage, je n’ai pas aimé Il est de retour, je n’ai pas trouvé ce livre bien écrit (je ne lis pas l’allemand, peut-être cela donne-t-il autre chose en VO ?), je n’ai pas aimé les valeurs ni le message transmis. C’est dommage, j’avais envie d’aimer ce livre dont la couverture m’avait beaucoup amusé.

01Mai 2014
Palmipède bodysurf magazine surf

Hier au soir, mon frère lançait son « kick starter », son « coup de pied de départ » si l’on doit le traduire en français pour son magazine Palmipède.

Qu’est-ce que c’est que ça ?!

Un kick starter c’est un site internet qui vous permet de financer des projets de toutes sortes, musique, arts, internet … et média. Paul, mon frère, lance son projet de magazine sur le bodysurf et il fait appel à la souscription publique pour financer son idée.

Plus qu’une nouvelle manière de consommer et de partager, ces nouvelles plateformes collaboratives vous permettent en quelques clics de devenir des « business angels » pour 5 euros.

Cet article est une publicité pour que vous veniez financer ce projet, vous avez 29 jours à partir de maintenant.

Courrez-y !

http://www.kisskissbankbank.com/palmipede-magazine

 

28Avr 2014

Cela fait quelques semaines que l’idée me trotte dans la tête: proposer quelques heures de formation volontaire en code informatique au collège.

Le jeudi midi je proposerai donc après les vacances 45 min de formation autour du code informatique, une manière de faire comprendre aux élèves ce qu’il peut y avoir derrière leurs pages web préférées.

Dans certains pays européens, l’idée avance plus vite encore et l’on sait déjà que les Allemands et les Anglais proposeront une heure de cours par semaine en code informatique, création de petits jeux en ligne et autre construction de pages web.

On sait aujourd’hui qu’il sera nécessaire dans 10 ans que chaque jeune accédant au marché du travail ait des compétences en informatique; on sait aussi que 90% devront maîtriser la compétence du codage informatique de base.

Où est la littérature dans tout ça ? Même en littérature le code devient important, savoir se proposer, savoir se vendre et vendre ses écrits c’est aussi évoluer avec le temps, même en littérature.

Apprendre le code.

14Mar 2014

Comme mon métier principal c’est professeur de lettres classiques, c’est-à-dire professeur de Français, de Latin et de Grec ancien, j’ai rarement l’occasion de parler crument dans mon quotidien professionnel. Pourtant cela pourrait être envisageable avec ce petit condensé d’insultes dans la langue d’Auguste (et pas de César qui était du genre à frimer, en parlant en Grec !).

Commençons par des insultes basiques, usuelles à Rome:

  • Brutus es = Tu es stupide !
  • Stultus es = Tu es idiot !
  • Vappa = Moins que rien !
  • Scelestus = Bandit !
  • Canis = Chien !
  • Sane coleus es = T’es un vrai couillon !
  • Abi pedicatum = Va te faire foutre !

Poursuivons par quelques tags retrouvés à Pompéi :

  • In cruce figaris = Va te faire crucifier !
  • Emboliari = Bouffon !
  • Fur = Voleur !
  • Furuncule =  Furoncle !
  • Tu mortus es = Tu es une charogne !
  • Tu nugas es =  Tu n’es rien !

On en trouve aussi chez Pétrone, Catulle ou Plaute : 

  • Mufrius = Charlatan !
  • Crucis offla = Gibier de potence !
  • Terrae tuber = (Tête de) Truffe !
  • Caepa cirrata = Oignon frisé !
  • Lumbrice = Ver de terre !
  • Furcifer = Pendard ! (qui mérite d’être pendu au bout d’une fourche)
  • Perjure = Parjure ! (anachronique ou pas = Judas !)
  • Caenum = Ordure ! (Très moderne)
  • Spurca saliva = Salive écœurante ! (mon préféré ! )

Il ne vous reste plus qu’à trouver la bonne société pour pouvoir les utiliser ! Retrouvez aussi toujours nos conseils en français !

Et pour que vous puissiez vous repérer parmi les époques de l’Antiquité romaine voici une petite chronologie de ma composition :

chronologie empereurs romains antiquité image

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